Matchs " Retour "

Le 31 mars 2017
Albi 13 - 16 Montauban

Composition de l'équipe
Arrière
Le Gal - Peluchon (47')
Ailiers et Centres
Rokoduru
Bonnet - Condou (71')
Naqiri
Sicart
1/2 d'Ouverture
Barthélémy
1/2 de Mêlée
Bisman
3 ème ligne
Quercy
Faleafa
Nilstor - Tavalea (55')
2 ème ligne
Tonga - Boukérou (55')
André
1 ère ligne
Sheklashvili - Tuncer (33')
Dorey - Fray (50')
Dedieu - Tufele (50')
autres
remplaçants


Chrono
auteur(s)
type de pts
pts
total
8'
Bisman pénalité
3
3
29'
Bisman pénalité
3
6
68'
Naqiri +Bisman essai+trans
7
13
Albi 13 - 16 Montauban



Albi 13 - 16 Montauban
( Mi temps 06 - 16 )
photo Pierre Bras
La réflexion de Robert Vedel

A Albi, l 'honneur est sauf
On descendra, mais les poches pleines !

Par rapport à une relégation financière que nous avons connue, la relégation, cette année, a une autre gueule, elle est sportive et c' est une satisfaction pour certains dirigeants !
Soyons sérieux, ce match de la dernière chance, notre équipe l' a joué à fond et l' on a même pensé à dix minutes de la fin que le miracle de Perplgnan pouvait se renouveler. Las, on meurt à trois points, mais on meurt.
Nos joueurs ont mis tout leur coeur dans ce match et ils furent bien près de réussir à inverser un score défavorable depuis la mi temps. Mais encore on perd le compte des ballons rendus ou perdus et d 'occasions avortées par une ultime maladresse... jusque dans l' en but adverse.
Un résumé de la saison en somme !
Qu 'ajouter ? Que Montauban a su marquer quand il le fallait. Cette fois encore la mêlée albigeoise a souffert malgré quelques belles réactions et que l' on a rendu trop de ballons à l' adversaire.
Pas de colère, du moins à l' égard de l' équipe, mais de la résignation, avec au bilan le goût amer d'un énorme gâchis. Atermoiements, hésitations et mauvaises décisions nous ont conduit au trou.
Il y a plus de dix ans, dans le vestiaire de Gaillac , Eric Béchu félicitait ses joueurs d 'entrer dans l' élite. Je l' entends encore leur dire : " vous pouvez être fiers de vous, vous inscrivez le Club dans les trente deux meilleures équipes".
Aujourd' hui force est de tourner une page souvent lumineuse et de se tourner vite vers l' avenir. Avec qui, comment. La réponse ne peut pas attendre, les tribunes, hier, ont exprimé leur ressentiment. Il faut vite recoller les morceaux et prendre enfin de bonnes décisions.

Le commentaire d' Alain Murat
SCA 13 / MONTAUBAN 16 : LES ILLUSIONS PERDUES

Entre le ballon aplati in extrémis à la base du poteau face à l'USAP par Fred Quercy et le ballon d' essai échappé contre le haut de la protection du poteau par Nasoni Naqiri contre Montauban, la différence peut sembler infime...C'est pourtant le sort d'un match et sans doute d'une saison qui se joue sur ces ultimes tentatives d' inverser le cours de la partie. Résultat, victoire à l'arraché contre l'USAP, courte défaite consommée face à Sapiac pour envoyer probablement le SCA vers la division inférieure, même si, mathématiquement, rien n'est encore définitif...

Si les Montalbanais ont su jouer parfaitement le coup à l'extérieur avec beaucoup de réalisme, nos joueurs, notamment en deuxième période, ont fait preuve d'un état d'esprit irréprochable pour tenter d' inverser la tendance. Dur à encaisser, mais hélas, reflet d'une saison gâchée par trop « d'événements extérieurs » venus perturber le mental d'une équipe qui n'a pu lutter à armes égales face à des adversaires de mieux en mieux préparés dans cette compétition.

On a toutefois vu les limites, ici comme ailleurs (voir l'épisode Racing/Stade Français), d'un rugby professionnel avec des administrateurs ayant tendance à se couper de l'essentiel : joueurs d'abord, puisque ce sont eux les premiers concernés, mais aussi supporters de plus en plus traités comme quantité négligeable par des décideurs paraissant retranchés dans une sorte de « bunker du carré V.I.P. ».

Deux visions (irréconciliables?) s'opposent alors, amenant hélas à des débordements condamnables quand on s' attaque, même symboliquement, à des personnes, elles-mêmes prises dans un système faisant dire au manager du Castres Olympique, que  (sic) « notre rugby est en train de partir en couille... ? »

En ce qui concerne le SCA, le tandem Jo Mir / Eric Béchu, venus de deux mondes différents, avait su mettre en sourdine des approches différentes, l'une « économique », l'autre « sportive » pour travailler en commun avec les résultats que l'on sait.

En l'espace de quatre rencontres au cours desquelles on avait retrouvé cet état d'esprit spécifique au rugby qui faisait défaut jusque là, le terme « solidarité » n'étant pas un gros mot, on pensait (sans doute naïvement), que Vincent Clément, de par ses états de service et son charisme incontestable, notamment auprès des joueurs, pouvait (avec d'autres) être l'homme de la situation. Manifestement, son projet n'étant pas du goût de nos gouvernants, la page Clément s'est refermée avant même d'être ouverte...

Mais on n'a sans doute rien compris, puisque, les comptes désormais à jour, on peut dormir tranquilles, avec un malade quasiment « mort en bonne santé »...